vendredi 14 février 2014

La maison à insectes 100% récup'

On construit déjà des nichoirs pour les oiseaux du jardin alors pourquoi ne pas construire une maison pour les insectes?

La majorité d'entre vous a certainement déjà entendu parler des maisons à insectes, appelées également hôtels à insectes. Ces abris sont destinés à attirer les insectes auxiliaires, à les retenir et à leur offrir un gîte leur permettant de se reproduire.

Notre première maison à insectes à la Plaine de Jeux Renier Chalon - Ixelles
Mais pourquoi vouloir plus d'insectes dans son jardin? Quels intérêts offrent-ils vraiment?
Les insectes auxiliaires contribuent à favoriser la biodiversité locale et à rétablir l'équilibre de la chaîne alimentaire. Ils sont aussi très utiles pour lutter contre les parasites du jardin.
En plus de cela, installer une maison à insectes offre un intérêt pédagogique qui n'est pas négligeable puisque les enfants montrent un intérêt tout particulier à ce genre de construction. On peut de ce fait, les sensibiliser à la faune sauvage.

Mais pour placer ou construire un hôtel à insectes il faut respecter quelques règles. Voici les principales: 
L'hiver est la meilleure période pour construire de tels abris. Les travaux de jardinages se faisant plus rares, on a donc plus de temps pour bricoler. Le mieux est d'installer la maison à insectes avant la fin de l'hiver, de cette manière, les chances de la voir occupée dès le mois de mars sont plus élevées. Bien évidemment, la diversité des insectes accueillis s'enrichira au fil des mois et des années. Privilégiez une orientation sud ou sud-est, face au soleil, notamment en début de journée, le dos aux vents dominants. Placez la maison à insectes à proximité d'un parterre de fleurs sauvages et cultivées, ce qui constituera le "restaurant" des insectes. Surélevez-la d'au minimum 30 centimètres et n'oubliez pas d'installer un toit afin de la protéger des intempéries. 

Que mettre dans cette maison à insectes? Quels abris installer et pour quelles sortes d'insectes?
Au sein de la maison à insectes, on retrouve de nombreux compartiments tous constitués de matériaux divers et variés récupérés: fagots de branches, tiges creuses, planchettes de bois, briques creuses, paille, pot en terre cuite... Là encore, ce n'est pas le fruit du hasard! Chaque espace est organisé de sorte qu'il corresponde et attire une famille d'insectes en particulier.
  1. Une boîte avec un trou de 10mm de diamètre et une petite planchette d'envol: pour les bourdons.
  2. De vieux bois empilés, souches : pour les insectes xylophages, les carabes qui appartiennent à la famille des coléoptères dont les larves sont de grandes mangeuses de parasites: balanin de la noisette, chenilles de carpocapse.
  3. Une boîte remplie de feuilles mortes et de foin, avec quelques ouvertures en fentes: pour les chrysopes, qui se nourrissent de pucerons, tous comme les coccinelles.
  4. Des morceaux de branches: pour les carabes.
  5. Des tiges à moelle (sureau, renouée du Japon...): pour les coccinelles, les chrysopes et pour les hyménoptères, notamment des syrphes qui ressemblent à des guêpes mais qui font partie de la famille des mouches - on les identifie facilement à leur vol stationnaire au-dessus des fleurs à butiner - et leur intérêt est double puisque la larve se nourrit de pucerons, et l'adulte assure la pollinisation.
  6. Des briques creuses remplies d'un mélange de paille et de terre: pour les abeilles solitaires et les coccinelles.
  7. Un pot de fleurs en terre cuite rempli de fibres de bois: pour les forficules comme les perce-oreilles qui sont de bons auxiliaires contre les pucerons.
  8. Des bûches percées avec des trous: pour certaines abeilles et guêpes solitaires, comme les osmies (petites abeilles solitaire à l'abdomen roux et poilu. Elles sont utiles à la pollinisation), les coccinelles, les chrysopes.
  9. Un espace "essai" réalisé d’écorces de bois placées verticalement et de feuilles mortes.
  10. Des minces planchettes de bois ou d'écorces disposées en mille-feuille et espacées entre elles par quelques graviers: pour les coccinelles.
    Il ne faut toutefois pas se leurrer, aussi bien conçu soit l'abri à insectes, celui-ci ne sera pas forcément habité directement. Cela prend du temps mais il ne faut pas désespérer!

    Une alternative, relativement rapide et très amusante, existe et consiste en la réalisation de plus petits abris naturels à insectes.
    Certains gestes simples ou "non gestes" comme oublier quelques fagots de branches, un tas de pierre ou un carrés d'herbes hautes sont autant de choses qu'on peut faire si l'on souhaite accueillir les insectes dans son jardin sans pour autant investir, si on est pas bricoleur, dans un hôtel à insectes.
    Ces lieux de vie naturels pour les insectes ne sont toutefois envisageables qu'à la campagne, dans les jardins suffisamment grand.

    Quoi qu'il en soit, croyez nous, l'expérience de la construction de l'hôtel à insectes mérite d'être tentée!


    Ah oui...! Le grillage, placé à environ 5cm, n'est pas installé pour emprisonner les insectes mais bien pour les protéger des oiseaux et éviter que les enfants, qui viennent jouer à la plaine de jeux, ne retirent les éléments constitutifs de la maison - ce qui est arrivé lors de notre première installation.

     ***

    mercredi 15 janvier 2014

    DIY Aromatique !

    2014, année européenne de lutte contre le gaspillage alimentaire et on comprend pourquoi !
    Avec un tiers de la production alimentaire destinée à la consommation, soit 1,3 milliards de tonnes de denrées comestibles, gaspillée chaque année, il était temps de prendre les choses en main.
    Pour info, cela correspond à un gaspillage de plus ou moins 500g/jour/personne.
    Effrayant n'est ce pas?

    Afin de lutter contre ce désastre, l'Europe s'est engagée, en septembre dernier, en présentant un certain nombre de mesures que vous pouvez retrouver à l’adresse suivante : 
    http://www.europarl.europa.eu/news/fr/news-room/content/20120118IPR35648/html/Il-est-urgent-de-r%C3%A9duire-de-moiti%C3%A9-le-gaspillage-alimentaire-dans-l%27UE

    Concrètement en Belgique, des villes se sont mises à suivre le modèle d'Herstal qui a décidé, en décembre 2012, d'imposer à 12 grandes surfaces de la commune de mettre à disposition les produits invendus consommables aux banques alimentaires. Déjà une avancée !

    Mais les distributeurs ne sont pas les seuls responsables, loin de là ! 
    Selon la Commission Européenne, le gaspillage proviendrait à 42% des ménages, à 39% des industries agro-alimentaires, à 14% du secteur de la restauration et à 5% des détaillants. A cela, il manque toutefois encore le gaspillage fait au niveau de la production.

    Le consommateur a donc un rôle important à jouer dans la diminution du gaspillage alimentaire. On voit d’ailleurs apparaitre de plus en plus d'acteurs qui vous proposent de l’aide pour maitriser votre consommation tel que l'ASBL Réseau de Consommateurs Responsables. 

    De notre côté, nous avons réfléchi aux calvaires des aromates frais de supermarchés qui finissent toujours par mourir bien plus vite qu'on ne l'aurait imaginé. Afin d'éviter ce gaspillage inutile, on vous propose un joli Do It Yourself Aromatique ! 

    Peu couteux, très amusant à réaliser et pas besoin d'être un grand bricoleur pour y arriver. Allez c’est parti ! On vous explique tout dans les moindres détails.

    Pour réaliser ce DIY, vous aurez besoin de : 
    - pots (conserves, tétra-pack...) 
    - du terreau
    - des graviers, billes d’argile
    - des graines ou des plants

    Utile si vous souhaitez réaliser notre modèle :
    - un vieux cadre 
    - de la ficelle et du papier collant
    - de la déco (peinture...) 


    Graines ou plants à replanter ? 

    Les plus mordus (et patients) d'entre vous pourront procéder par semis successifs. Pour cela, munissez vous de graines de votre choix, récolter les pousses en rabattant  les tiges à 1cm de hauteur et ressemer à nouveau.

    Les autres préféreront utiliser les plants frais achetés en grand surface et qui habituellement, ne servent qu'une à deux fois avant de finir à la poubelle ou tout au mieux dans le compost. Pour ce faire, on vous conseille de dépoter les aromates et de les faire tremper dans un bol d'eau durant une semaine, histoire de renforcer leur chevelu racinaire.
    Les étapes :

    Prenez votre contenant (ici deux tétra-packs de lait), ôter le bec verseur et découpez un des côtés - qui constituera l'ouverture de votre pot. Placez un morceau de papier collant pour boucher le trou. Sur les deux coins, percez un petit trou à l'aide d'un clou - cela servira à attacher le tout plus tard.
    Décorez le contenant comme vous le souhaiter. Laissez s'exprimer toute votre créativité ou faites avec ce que vous avez sous la main ;) 

    Disposez au fond du tétra-pack une petite couche de gravier ou de bille d'argile. Celle-ci constituera la zone de drainage. Complétez ensuite par du terreau.

    Placez vos aromates et laissez suffisamment d'espace pour qu'ils puissent développer leurs racines.

    Attachez votre/vos jardinière(s) à l'intérieur de votre cadre et ce, sur deux niveaux, grâce à de la ficelle.

    Il ne vous reste plus qu'à placer cette jolie création bien utile devant une fenêtre ensoleillée. Attention toutefois à ce que les feuilles ne touchent pas la vitre !

    Profitez-en bien... 

    Source - lien intéressants :
    FAO - http://www.fao.org/docrep/016/i2697f/i2697f00.htlm
     http://www.planetoscope.com/recyclage-dechets
    http://www.rabad.be/
    ***

    samedi 28 décembre 2013

    Petits biscuits d'apéro au thym

    Noël passé, les estomacs encore engourdis par tous les bons plats engloutis, nous nous sommes dit qu'il était peut-être utile de vous proposer une recette de biscuits inspirée des palmiers au thym réalisés lors de l'apéro-récolte. En apéritif au Nouvel An, vos estomacs et invités surtout vous diront "merci".

    Temps de préparation: 15 minutes
    Temps de cuisson: 10-15 minutes

    Les ingrédients: 
    - 1 pâte feuilletée 
    - De l'huile d'olive
    - Du miel 
    - Du thym séché
    - Du Poivre
    - Des emporte-pièces de votre choix


    Déroulez la pâte feuilletée délicatement et découpez des formes de votre choix. 
    Si vous n'avez pas d'emporte-pièces, vous pouvez utiliser une pointe de couteau et laisser parler votre créativité ou encore ou encore un verre pour de simples ronds.
    Récupérez les chutes de pâte, ils vous permettront de réaliser encore plus de biscuits.

    Disposer une feuille de papier sulfurisé sur votre plaque de four et déposez les formes obtenues. Laissez un petit espace entre elles pour éviter qu'elles ne se touchent lors de la cuisson.
    Dans un bol, mélangez 3 CàS d'huile à 1 grosse CàS de miel et assaisonnez de deux tour de moulin à poivre. A l'aide d'un pinceau, badigeonnez-en les formes de pâte feuilletée et parsemez ensuite de thym séché.
    Placez dans un four préchauffé à 180° pendant environ 10-15 minutes. Le temps dépend surtout de la puissance de votre four donc surveillez régulièrement.
    Laissez refroidir et dégustez!

    Les biscuits au thym, légèrement caramélisé grâce au miel, sont une pure folie. Testez-les!

    ***

    mardi 17 décembre 2013

    Quelques nouvelles...

    Bonsoir à tous,

    Petit article afin de vous tenir informé de l'avancée du projet "Aromatisez-vous".

    Fin du mois de septembre, nous avions envoyé notre candidature suite à l'appel à projet "alimentation durable" lancé par l'IBGE. Malheureusement, celle-ci n'a pas été retenue. Grande déception mais nous n'oublions pas que c'est grâce au soutient de l'IBGE, reçu en 2012, que nous avons pu commencer activement l'aventure "Aromatisez-vous".

    Autre nouvelle, plus réjouissante cette fois. 
    Il y a quelques semaine, nous avons rencontré l'Echevine de l'Environnement, de l'Energie, du Développement durable et des Espaces verts de la Commune de Woluwe-Saint-Pierre, Caroline Lhoir, dans le but de présenter le projet et de discuter de l'éventualité de l'installer au sein de différents espaces. Très intéressée, Caroline Lhoir, nous a proposé de préparer un dossier regroupant toutes les informations utiles concernant les espaces (mesures, plans...) ainsi que nos besoins matériels... 
    La semaine dernière, nous nous sommes donc rendu sur les différents sites afin de prendre les mesures et d'établir les plans. Ça avance, ça avance...

    Dans les nouvelles plus générales, nous sommes également en discutions avec la Commune d'Ixelles afin de prévoir la suite du projet au sein des 3 espaces déjà existants.

    Passez une bonne soirée et surtout une bonne semaine.
    Restez attentif, le prochain article sera d'un genre nouveau :)

    ***
     

    mercredi 11 décembre 2013

    Les fruits du Rosa Gallica

    Autre fruit de notre Cueillette Sauvage Urbaine du 19 octobre 2013, le cynorhodon ou plus communément appelé "gratte-cul" puisqu'il fournit entre autres du poil à gratter. Avis donc aux farceurs : on vous donne la recette en fin d'article.

    Sur un plant botanique, le cynorhodon est en fait un faux-fruit provenant de la transformation du réceptacle floral du rosier et plus généralement des plantes du genre Rosa, de la famille des Rosacées.

    Celui que nous avons récolté provient précisément du Rosa Gallica - aussi appelé rosier de France ou rosier de Provins. Il s'agit d'une espèce de rosier originaire d'Europe centrale et méridionale et d'Asie Occidentale.
    Ces rosiers se présentent sous la forme d'arbrisseau à feuilles caduques pouvant mesurer jusqu'à 2 mètres de haut. Les tiges sont munies d'aiguillons et de poils glandulaires.
    Les feuilles comptent de 3 à 7 folioles vert-bleu et les fleurs, quant à elles, sont réunies en groupes de 1 à 4. Ce sont des fleurs simples composées de 5 pétales rose odorantes.

    Comme vous pouvez peut-être le constater sur la photo de la récolte, les fruits sont charnus et ils ont une forme globuleuse à ovoïde. Ils mesurent de 10 à 15 mm de diamètre et sont à maturité lorsqu'ils sont de couleur rouge-orangé. Ils forment une espèce de petite urne, ouverte sur le sommet, qui porte les restes desséchés des étamines et des sépales. A l'intérieur, on retrouve entre 20 à 30 vrais fruits qui sont appelés les akènes issus de la transformation des carpelles, contenant chacun une seule graine.
    Les cynorhodons arrivent à maturité en automne.

    Mais comment utiliser ses fruits?
    Comme dit plus haut, les cynorhodons contiennent des poils qui doivent être très soigneusement enlevés car ils sont très irritants pour la peau et les muqueuses. Encore une fois, ce n'est pas pour rien qu'on les appelle les « poils à gratter » ou encore "gratte-cul"! Mûrs lorsqu'ils sont blets, les fruits sont alors comestibles, assez astringents et acides.
    Seuls ou mélangés à d’autres fruits, les cynorhodons peuvent se préparer comme les confitures, les gelées ou les marmelades.
    Il est également possible de les faire cuire légèrement afin de former une pâte qui se mange sucrée avec des laitages. Cette préparation procure à l’organisme un apport nutritif important et facilement assimilable.
    Mais encore, séchés et si on le souhaite réduits en poudre, on peut utiliser les cynorhodons pour réaliser des décoctions - bouillis moins de 5 minutes -, des tisanes mais aussi de la bière ou du vin.

    Malheureusement, nous n'avons pas réussi à conserver suffisamment longtemps ces fruits afin de les utiliser dans une préparation. Quoi qu'il en soit, les quelques recettes citées ci-dessus sont déjà très inspirantes et nous ne manquerons pas, lors d'une prochaine cueillette, de les préparer plus rapidement.  
    Quels sont les intérêts du cynorhodon ?
    Et bien, ils sont riches en vitamine C (20 fois plus que les agrumes), en vitamines B et PP, en provitamine A et en sels minéraux, et contiennent des sucres.
    Les cynorhodons sont employés contre les diarrhées, l’avitaminose et l’asthénie. On les utilise en décoction ou en macération dans de l’alcool avec adjonction de sucre.
    Il paraitrait même que les herboristes utilisent aussi les poils de cynorhodons, administrés alors à jeun et enrobés dans du miel, pour éliminer l'ascaris - un ver parasite qui se trouve dans l'intestin chez l'humain mais aussi chez l'animal.

    A bientôt pour un prochain article.

    Oh, au fait... chose promise, chose due, voici donc la recette du "poil à gratter". Il s'agit d'une "recette" très simple, à la portée de tous. Attention donc aux vengeances!
    Prenez vos fruits et ouvrez-les en deux. Laissez-les sécher totalement.
    Une fois sec, vous pourrez alors extraire très facilement les graines entourées de poils. 
    Ce sont celles-ci qu'il faut récolter et ensuite, c'est à vous de jouer!

    NB : Lorsque vous avez terminé de récolter ces petites graines, lavez-vous les mains de suite. Sinon gare aux surprises!


    ***

    samedi 7 décembre 2013

    Les 200 !!!

    Il ne fallait même pas attendre la Noël... Saint Nicolas s'en est chargé et nous a bien gâté. Nous avons atteint les 200 "j'aime" sur Facebook!

    Merci à tous! 

    ***

    jeudi 21 novembre 2013

    L'aubépine

    Lors de notre Cueillette Sauvage Urbaine, du 19 octobre 2013, nous avions également récolté des baies d'aubépine.

    Mais qu'est ce que l'aubépine? Comment peut-on la reconnaitre?
    L'aubépine est originaire d'Europe et d'Asie et est très courant dans nos régions. Il faut savoir qu'il existe plusieurs sortes d'aubépine mais que celles qui sont utilisées à des fins pharmacologiques et culinaires sont l'aubépine à un style (Crataegus monogyna) et l'aubépine épineuse (Crataegus laevigata). 
    Ces deux espèces se présentent sous la forme de petits arbres de 2 à 4 mètres. Les feuilles, ovales et lobées, sont de couleurs vertes foncées brillantes. Les fleurs, qui apparaissent entre avril et mai, sont blanches, réunies en bouquet et légèrement parfumées. Les fruits ont, quant à eux, la forme de baies rouges et résistent très longtemps.

    L'aubépine peut être appelé de différents noms tels que bois de mai, bonne de nuit, épine de mai, poire d'oiseau, valériane du cœur ou encore cenellier.

    A quoi sert-elle? Quels intérêts a t-elle?
    Une étude, réalisée en 1987, a démontré que l'aubépine régularisait les mouvements du cœur, aidait à bien dormir et chassait l'anxiété. 
    Depuis lors, on dit qu'il s'agit de la plante du cœur par excellence!
    L'aubépine est très appréciées pour ses nombreuses qualités : régulation du rythme cardiaque, amélioration de la circulation coronarienne et de la nutrition du muscle cardiaque, hypotenseur, cardiotonique, antispasmodique - elle calme les palpitations, diminue le stress et facilite le sommeil, grâce aux flavonoïdes, aux stérols et aux triterpènes que contient la plante -, calme les bouffées de chaleur, l'irritabilité, l'émotivité excessive, les vertiges et les bourdonnements d'oreilles. 
    Sa consommation n'est pas toxique à moins, comme pour tout, qu'on en abuse ou qu'on réalise de fortes et longues cures.

    Pour les préparations, on utilise les rameaux fleuris, récolté à la fin du printemps, les fruits, récolté au début de l'automne mais également les bougeons, en gemmothérapie, qui possèdent à la fois les propriétés de la fleur et les propriétés du fruit.

    Mais comment utiliser l'aubépine?
    On peut utiliser les fleurs d'aubépine en infusion par exemple, celle-ci a un gout très agréable. On laisse infuser, durant 20 minutes, 1 à 2g de feuilles et fleurs séchées dans 250ml d'eau bouillante. On peut consommer entre 3 et 4 tasses par jour.

    Avec les baies que nous avons récoltés, nous avons décidé dé préparer une marmelade.
    Voici notre recette:

    Temps de préparation: 30 minutes
    Les ingrédients:
    - baies d'aubépine
    - sucre semoule
    - jus de citron

    Commencez par bien laver les baies d'aubépine. Mettez-les ensuite dans une casserole et recouvrez-les d'eau bouillante. Laissez cuire pendant 10-15 minutes.

    Passez les baies au moulin à légumes et pesez la pulpe obtenue.

    Dans une casserole, mettez la pulpe et ajoutez la moitié de son poids en sucre avec 1 CàS de jus de citron pour 200g de pulpe. Faites cuire le tout pendant 5 minutes.
    Selon les gouts, vous pouvez ajouter un peu de cannelle, ça transformera votre marmelade d'automne en marmelade de Noël.

    Préparez un contenant stérilisé et mette-y la marmelade. 


    Celle-ci se conserve aisément dans un endroit à l'abri de la lumière lorsqu'elle n'a pas encore été ouverte. Une fois ouverte, privilégiez le frigo.

    A l'heure actuelle, vous pouvez encore trouver des baies d'aubépine. Celles-ci seront à mon avis bien mûres et il faudra les cuisiner rapidement.
    Sachez également qu'il existe plusieurs recettes à base de baies d'aubépine comme par exemple des cookies aux baies d'aubépine, aux châtaignes et aux noix. Miam miam :)

    N'hésitez pas à nous faire part de vos recettes ou à nous dire ce que vous avez pensé de la marmelade.
    ***