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mercredi 11 décembre 2013

Les fruits du Rosa Gallica

Autre fruit de notre Cueillette Sauvage Urbaine du 19 octobre 2013, le cynorhodon ou plus communément appelé "gratte-cul" puisqu'il fournit entre autres du poil à gratter. Avis donc aux farceurs : on vous donne la recette en fin d'article.

Sur un plant botanique, le cynorhodon est en fait un faux-fruit provenant de la transformation du réceptacle floral du rosier et plus généralement des plantes du genre Rosa, de la famille des Rosacées.

Celui que nous avons récolté provient précisément du Rosa Gallica - aussi appelé rosier de France ou rosier de Provins. Il s'agit d'une espèce de rosier originaire d'Europe centrale et méridionale et d'Asie Occidentale.
Ces rosiers se présentent sous la forme d'arbrisseau à feuilles caduques pouvant mesurer jusqu'à 2 mètres de haut. Les tiges sont munies d'aiguillons et de poils glandulaires.
Les feuilles comptent de 3 à 7 folioles vert-bleu et les fleurs, quant à elles, sont réunies en groupes de 1 à 4. Ce sont des fleurs simples composées de 5 pétales rose odorantes.

Comme vous pouvez peut-être le constater sur la photo de la récolte, les fruits sont charnus et ils ont une forme globuleuse à ovoïde. Ils mesurent de 10 à 15 mm de diamètre et sont à maturité lorsqu'ils sont de couleur rouge-orangé. Ils forment une espèce de petite urne, ouverte sur le sommet, qui porte les restes desséchés des étamines et des sépales. A l'intérieur, on retrouve entre 20 à 30 vrais fruits qui sont appelés les akènes issus de la transformation des carpelles, contenant chacun une seule graine.
Les cynorhodons arrivent à maturité en automne.

Mais comment utiliser ses fruits?
Comme dit plus haut, les cynorhodons contiennent des poils qui doivent être très soigneusement enlevés car ils sont très irritants pour la peau et les muqueuses. Encore une fois, ce n'est pas pour rien qu'on les appelle les « poils à gratter » ou encore "gratte-cul"! Mûrs lorsqu'ils sont blets, les fruits sont alors comestibles, assez astringents et acides.
Seuls ou mélangés à d’autres fruits, les cynorhodons peuvent se préparer comme les confitures, les gelées ou les marmelades.
Il est également possible de les faire cuire légèrement afin de former une pâte qui se mange sucrée avec des laitages. Cette préparation procure à l’organisme un apport nutritif important et facilement assimilable.
Mais encore, séchés et si on le souhaite réduits en poudre, on peut utiliser les cynorhodons pour réaliser des décoctions - bouillis moins de 5 minutes -, des tisanes mais aussi de la bière ou du vin.

Malheureusement, nous n'avons pas réussi à conserver suffisamment longtemps ces fruits afin de les utiliser dans une préparation. Quoi qu'il en soit, les quelques recettes citées ci-dessus sont déjà très inspirantes et nous ne manquerons pas, lors d'une prochaine cueillette, de les préparer plus rapidement.  
Quels sont les intérêts du cynorhodon ?
Et bien, ils sont riches en vitamine C (20 fois plus que les agrumes), en vitamines B et PP, en provitamine A et en sels minéraux, et contiennent des sucres.
Les cynorhodons sont employés contre les diarrhées, l’avitaminose et l’asthénie. On les utilise en décoction ou en macération dans de l’alcool avec adjonction de sucre.
Il paraitrait même que les herboristes utilisent aussi les poils de cynorhodons, administrés alors à jeun et enrobés dans du miel, pour éliminer l'ascaris - un ver parasite qui se trouve dans l'intestin chez l'humain mais aussi chez l'animal.

A bientôt pour un prochain article.

Oh, au fait... chose promise, chose due, voici donc la recette du "poil à gratter". Il s'agit d'une "recette" très simple, à la portée de tous. Attention donc aux vengeances!
Prenez vos fruits et ouvrez-les en deux. Laissez-les sécher totalement.
Une fois sec, vous pourrez alors extraire très facilement les graines entourées de poils. 
Ce sont celles-ci qu'il faut récolter et ensuite, c'est à vous de jouer!

NB : Lorsque vous avez terminé de récolter ces petites graines, lavez-vous les mains de suite. Sinon gare aux surprises!


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jeudi 21 novembre 2013

L'aubépine

Lors de notre Cueillette Sauvage Urbaine, du 19 octobre 2013, nous avions également récolté des baies d'aubépine.

Mais qu'est ce que l'aubépine? Comment peut-on la reconnaitre?
L'aubépine est originaire d'Europe et d'Asie et est très courant dans nos régions. Il faut savoir qu'il existe plusieurs sortes d'aubépine mais que celles qui sont utilisées à des fins pharmacologiques et culinaires sont l'aubépine à un style (Crataegus monogyna) et l'aubépine épineuse (Crataegus laevigata). 
Ces deux espèces se présentent sous la forme de petits arbres de 2 à 4 mètres. Les feuilles, ovales et lobées, sont de couleurs vertes foncées brillantes. Les fleurs, qui apparaissent entre avril et mai, sont blanches, réunies en bouquet et légèrement parfumées. Les fruits ont, quant à eux, la forme de baies rouges et résistent très longtemps.

L'aubépine peut être appelé de différents noms tels que bois de mai, bonne de nuit, épine de mai, poire d'oiseau, valériane du cœur ou encore cenellier.

A quoi sert-elle? Quels intérêts a t-elle?
Une étude, réalisée en 1987, a démontré que l'aubépine régularisait les mouvements du cœur, aidait à bien dormir et chassait l'anxiété. 
Depuis lors, on dit qu'il s'agit de la plante du cœur par excellence!
L'aubépine est très appréciées pour ses nombreuses qualités : régulation du rythme cardiaque, amélioration de la circulation coronarienne et de la nutrition du muscle cardiaque, hypotenseur, cardiotonique, antispasmodique - elle calme les palpitations, diminue le stress et facilite le sommeil, grâce aux flavonoïdes, aux stérols et aux triterpènes que contient la plante -, calme les bouffées de chaleur, l'irritabilité, l'émotivité excessive, les vertiges et les bourdonnements d'oreilles. 
Sa consommation n'est pas toxique à moins, comme pour tout, qu'on en abuse ou qu'on réalise de fortes et longues cures.

Pour les préparations, on utilise les rameaux fleuris, récolté à la fin du printemps, les fruits, récolté au début de l'automne mais également les bougeons, en gemmothérapie, qui possèdent à la fois les propriétés de la fleur et les propriétés du fruit.

Mais comment utiliser l'aubépine?
On peut utiliser les fleurs d'aubépine en infusion par exemple, celle-ci a un gout très agréable. On laisse infuser, durant 20 minutes, 1 à 2g de feuilles et fleurs séchées dans 250ml d'eau bouillante. On peut consommer entre 3 et 4 tasses par jour.

Avec les baies que nous avons récoltés, nous avons décidé dé préparer une marmelade.
Voici notre recette:

Temps de préparation: 30 minutes
Les ingrédients:
- baies d'aubépine
- sucre semoule
- jus de citron

Commencez par bien laver les baies d'aubépine. Mettez-les ensuite dans une casserole et recouvrez-les d'eau bouillante. Laissez cuire pendant 10-15 minutes.

Passez les baies au moulin à légumes et pesez la pulpe obtenue.

Dans une casserole, mettez la pulpe et ajoutez la moitié de son poids en sucre avec 1 CàS de jus de citron pour 200g de pulpe. Faites cuire le tout pendant 5 minutes.
Selon les gouts, vous pouvez ajouter un peu de cannelle, ça transformera votre marmelade d'automne en marmelade de Noël.

Préparez un contenant stérilisé et mette-y la marmelade. 


Celle-ci se conserve aisément dans un endroit à l'abri de la lumière lorsqu'elle n'a pas encore été ouverte. Une fois ouverte, privilégiez le frigo.

A l'heure actuelle, vous pouvez encore trouver des baies d'aubépine. Celles-ci seront à mon avis bien mûres et il faudra les cuisiner rapidement.
Sachez également qu'il existe plusieurs recettes à base de baies d'aubépine comme par exemple des cookies aux baies d'aubépine, aux châtaignes et aux noix. Miam miam :)

N'hésitez pas à nous faire part de vos recettes ou à nous dire ce que vous avez pensé de la marmelade.
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dimanche 27 octobre 2013

Le sureau

Samedi 19 octobre 2013, nous organisions notre première Cueillette Sauvage Urbaine aux alentours du site de la Plaine.

En plus du temps plutôt clément, la récolte fut très réussie! 
Le résultat? 1,5kg de fruits de Rosa Gallica, 500g de baies de sureau (Sumbucus nigra), 500g de baies d'aubépine et 1kg de châtaignes.
De quoi se régaler...

Commençons avec le sureau et plus particulièrement avec le Sumbucus nigra puisqu'il s'agit de l'espèce récoltée.
Il s'agit du sureau, aux baies noires, qui est le plus répandu en Europe. C'est un arbuste de 2 à 5 m de haut dont les baies se présentent sous la forme de parapluie suspendu.
Avoir du sureau dans son jardin à de nombreux avantages...
Grâce à son feuillage dense, aux nombreuses branches et aux rameaux creux, cet arbre offre des lieux de choix pour les oiseaux nicheurs, les abeilles sauvages et les guêpes.
Les fleurs attirent quantité de butineurs et les baies font le régal des oiseaux. Qui n'aime pas avoir dans son jardin de jolis petits oiseaux?
Lorsque le sureau perd ses feuilles, celles-ci peuvent être utilisées dans le compost car elles accélèrent la décomposition mais elles peuvent aussi servir à la réalisation d'un purin de sureau. Pour le réaliser, prenez simplement 1kg de feuilles que vous mettrez à fermenter dans 10L d'eau pendant au minimum 5 jours. Ce purin constituera un excellent répulsif qui fera fuir les chenilles, les pucerons et les petits mammifères. Cette solution est également un antifongique puissant grâce à la sambucine qu'elle contient.

Et pour notre santé?
Le sureau à plusieurs propriétés très intéressantes. Il facilite la digestion, aide à l'élimination urinaire et c'est aussi un anti-inflammatoire. Il adoucit également la gorge et les irritations bucco-pharyngée. Le sirop de sureau peut aussi réduire les effets de la grippe.

Comment consommer le sureau?
Les baies de sureau doivent être consommées de préférence cuites et non pas crues car elles sont légèrement toxiques et peuvent provoquer des maux d'estomacs surtout si elles ne sont pas bien mûres.

Mais en plus des baies, saviez-vous que les fleurs pouvaient également être consommées? Certes, ce n'est pas la période mais c'est toujours bon à savoir.

Les baies comme les fleurs peuvent être transformées en sirop. Et avec ce que nous avons récolté, nous avons décidé de tenter la préparation de ce fameux sirop de sureau. Voici notre recette:

Temps de préparation: 30 minutes
Les ingrédients: 
- 500g de baies de sureau
- 1 gousse de vanille
- 400g de sucre

Rincez brièvement les grappes de sureau et égrenez les fruits. Écrasez les baies de sureau et pressez-les à travers une étamine pour en extraire tout le jus.

Mesurez la quantité de jus obtenu. Comptez qu'il faut 1kg de sucre pour 1L de jus.
En ce qui nous concerne, nous avons obtenu 400 ml de jus de sureau. 

Mettez le jus de sureau dans une casserole et ajoutez le sucre ainsi que la gousse de vanille fendue dans la longueur. Portez à ébullition.

Une fois le jus en ébullition, baissez le feu et laissez encore cuire à petits bouillons pendant 30 minutes. Ensuite, retirez du feu et ôter la gousse de vanille.

Préparez un contenant stérilisé et versez-y la préparation. Laissez refroidir.


Le sirop obtenu peut se conserver plusieurs mois. Il se consomme dilué dans de l'eau avec, si vous le souhaitez, une rondelle de citron ; dilué dans du rhum ou du vin ; ou encore pure à raison d'1C à café le matin pour lutter contre la grippe ou encore sur un fromage frais pour l'aromatiser.

Et pour ceux qui ne sont pas friands du sirop, sachez qu'il existe aussi une recette de vin de sureau!

N'hésitez pas à tester notre recette et à nous dire ce que vous en avez pensé.

On se retrouve bientôt pour le prochain article qui concernera la transformation des baies d'aubépine...


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